Ce Cognac provient d’une propriété de Bonneuil, l’un des meilleurs terroirs de la Grande Champagne.
Les 3 fûts achetés en 2012 à cette famille proviennent de l’indivision d’André Noblet, lequel avait réalisé 3 assemblages différents avec les eaux-de-vie de son propre père.
Celui-ci est l’un d’eux. Les fûts de ces précieux cognacs étaient entreposés dans le grenier de la ferme, sur un plancher en bois, où ils étaient cachés.
L’histoire de cette propriété est remarquable.
Le père d’André, Jules Noblet, maire de sa commune pendant toute la durée de la guerre, et son épouse Berthe, furent des résistants de la première heure et des membres actifs dès 1942 au Bureau des Opérations Aériennes.
Ils participèrent à des missions importantes, comme la destruction de la poudrière d’Angoulême, et aidèrent de nombreuses personnes.
Bien que les Charentes étaient une terre de résistance, ils furent dénoncés par un français en mars 1944 arrêtés chez eux.
Berthe et Jules Noblet, déportés en Allemagne, ne revinrent jamais.
Les habitants de Bonneuil réélurent cet homme courageux à la tête de leur commune en 1945, espérant en vain son retour.
André, prisonnier en Allemagne dès le début de la guerre, apprendre le décès de ses parents à son retour.
Robe ambrée.
Au nez, la signature Grande Champagne est immédiate, notes de balsamique, de fève de cacao, de bois précieux.
Un bel alcool, renforcé par un rancio noble et racé.
En bouche, l’attaque est vive et nette, elle témoigne d’un élevage long en chai sec, grande finesse.
Arômes de cuir chaud, de fruits rouges.
Une bouche puissante, vibrante, finale très longue, très expressive, presque électrique.
Exceptionnel.
Grosperrin N°35
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